| Si
l'on pose notre regard au-dessus des toits du Palais, on peut voir
les jardins de Boboli s'étalant sur 320000 m2 sur les flancs
de la colline du même nom, riches de grottes, fontaines et
statues.
Ce jardin est composé d’une dizaine
de lieux doués d’une forte personnalité : le
Belvédère, le pavillon du Chevalier, la Piazzale dell’Isolotto,
la grotte de Bontalenti, le vivier de Neptune… Un lacis de
chemins permet d’aller directement de n’importe quel
lieu à n’importe quel autre.
De fait, c’est exactement la structure narrative
du donjon, de jeux comme Baldur’s Gate, et plus généralement
celle de toute littérature d’aventure. Prenons l’exemple
de l’Arioste. Dans Orlando Furioso, les personnages parcourent
des centaines de lieues pour aboutir toujours aux mêmes endroits.
L’Arioste, avec un art délicieux,
joue de cette contrainte en créant des lieux qui exercent
une réelle attraction – ainsi le château d’Atlante,
où les héros sont conduits et retenus par des illusions.
Ainsi le pont gardé par Rodomonte, point de passage obligé. |